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Prendre soin de sa santé mentale au quotidien : 8 habitudes simples

24 sept.
7 min de lecture


RÉPONSE DIRECTE

Prendre soin de sa santé mentale peut passer par des gestes ordinaires : préserver autant que possible son sommeil, bouger d'une manière qui convient, manger avec une certaine régularité, entretenir des liens, poser des limites, doser l'information, garder une place pour ce qui fait du bien et observer la façon dont on se parle. Ces habitudes ne constituent ni une garantie ni une obligation. Elles ne remplacent pas non plus un soutien lorsqu'il est nécessaire : demander de l'aide fait aussi partie du soin que l'on peut s'accorder.

Les listes de « bonnes habitudes » ont une limite importante : elles peuvent donner l'impression que lorsqu'une personne va moins bien, elle devrait simplement faire davantage d'efforts. Ce n'est pas le propos de cet article.

La santé mentale ne dépend pas uniquement de choix individuels. Le travail, les revenus, la santé physique, l'entourage, les responsabilités et les événements de la vie peuvent peser lourd, et une partie de ces réalités échappe à notre contrôle.

Les huit repères qui suivent concernent donc seulement ce sur quoi il est parfois possible d'agir. Il n'est ni nécessaire ni réaliste de les appliquer tous en même temps.


Qu'est-ce que « prendre soin de sa santé mentale » ?


EN BREF


Il s'agit moins de chercher un équilibre parfait que de créer, lorsque c'est possible, quelques conditions favorables au quotidien : repos, mouvement, liens, limites, pauses et activités qui ont du sens ou procurent du plaisir. Leur utilité varie selon la personne et la période de vie.

Prendre soin de soi n'empêche pas les périodes difficiles. Un deuil, une séparation, une difficulté financière, une tension familiale ou un changement important peuvent bouleverser les repères même lorsque de bonnes habitudes étaient déjà présentes.

L'objectif est donc modeste : disposer de quelques points d'appui et pouvoir les ajuster lorsque la vie demande davantage d'énergie.


8 habitudes qui peuvent soutenir l'équilibre au quotidien


À RETENIR


Protéger le sommeil autant que possible, bouger sans viser la performance, garder une certaine régularité dans les repas, entretenir quelques liens significatifs, apprendre à poser des limites, doser le flux d'information, préserver des activités agréables et remarquer son dialogue intérieur. Commencer par un seul repère peut être suffisant.


1. Protéger le sommeil autant que possible

Le sommeil peut être perturbé lorsque la vie devient plus exigeante. Des horaires relativement stables, un environnement propice au repos et une période plus calme avant le coucher peuvent servir de repères. Ils ne conviennent pas de la même manière à tout le monde. Si vos difficultés de sommeil vous préoccupent ou persistent, il peut être pertinent d'en parler à une ressource de santé.


2. Bouger sans viser la performance

Le mouvement n'a pas besoin de prendre la forme d'un entraînement intensif. Marcher, jardiner, faire du vélo, danser ou pratiquer une activité que vous appréciez sont différentes façons de rester en mouvement. L'objectif n'est pas la performance : une activité adaptée à votre réalité et suffisamment agréable pour que vous ayez envie d'y revenir peut être plus réaliste.


3. Manger avec une certaine régularité

Dans les périodes chargées, les repas peuvent devenir irréguliers ou être repoussés. Sans viser une alimentation parfaite, conserver quelques repères peut aider à structurer la journée et à répondre à ses besoins de base. Les besoins alimentaires varient d'une personne à l'autre; cet article ne remplace pas les conseils d'un professionnel de la santé ou de la nutrition.


4. Entretenir quelques liens significatifs

Il n'est pas nécessaire d'avoir un vaste cercle social. Pour certaines personnes, un ou deux liens dans lesquels elles peuvent être elles-mêmes représentent déjà un appui important. Entretenir un lien peut être aussi simple qu'envoyer un message, proposer un café ou reprendre contact après une période plus silencieuse. La quantité de contacts n'est pas une mesure de la qualité du soutien.


5. Apprendre à poser des limites

Accepter trop de demandes peut parfois laisser peu de temps ou d'énergie pour ses propres besoins. Poser une limite peut prendre plusieurs formes : refuser une demande, protéger une soirée, demander un délai ou exprimer un désaccord. Ce n'est pas toujours facile, notamment lorsqu'on a l'habitude de faire passer les autres en premier. L'article sur les façons de renforcer son estime de soi propose des pistes complémentaires.


6. Doser le flux d'information

L'actualité et les réseaux sociaux peuvent être utiles, intéressants ou divertissants, mais certaines personnes remarquent qu'une consultation continue les laisse plus tendues ou dispersées. Si c'est votre cas, vous pouvez essayer de définir des moments précis pour consulter l'information, désactiver certaines notifications ou simplement observer l'effet que ces habitudes ont sur vous.


7. Garder une place pour ce qui fait du bien

Lire, cuisiner, jouer d'un instrument, bricoler, jardiner, marcher ou ne rien produire de particulier peut avoir une place légitime dans une semaine. Lorsque le calendrier se remplit, ces activités sont parfois les premières à disparaître. Les inscrire volontairement dans son emploi du temps peut aider à leur préserver une place, sans en faire une obligation supplémentaire.


8. Observer la façon dont vous vous parlez

Après une erreur ou une journée difficile, certaines phrases intérieures peuvent être particulièrement sévères. Il peut être utile de les remarquer plutôt que de chercher immédiatement à les corriger. Une question simple peut aider : parleriez-vous de cette façon à une personne que vous appréciez ? L'objectif n'est pas de penser positivement à tout prix, mais de repérer quand votre façon de vous parler ajoute une pression supplémentaire.


Quand ces habitudes deviennent difficiles à tenir


Cette section est peut-être la plus importante de l'article. Une liste d'habitudes ne devrait jamais devenir une nouvelle façon de se reprocher de ne pas en faire assez.

Lorsque dormir, préparer un repas, bouger, voir ses proches ou faire une activité appréciée devient difficile, cela ne permet pas de conclure à un manque de volonté. Il peut simplement être utile de considérer ce changement comme une information sur ce que vous traversez.

Si vous lisez les huit repères précédents en vous disant qu'aucun ne vous semble accessible actuellement, ajouter une nouvelle exigence à votre journée n'est peut-être pas ce dont vous avez besoin. Parler à une personne de confiance ou à une ressource appropriée peut être une autre façon de prendre soin de vous.


Les périodes où il peut être nécessaire d'en attendre moins de soi


Certaines périodes demandent beaucoup d'énergie et rendent les habitudes ordinaires plus difficiles à maintenir. Dans ces moments, vouloir fonctionner exactement comme d'habitude peut ajouter une pression supplémentaire.

Après une perte, par exemple, traverser un deuil peut modifier le sommeil, l'organisation des journées et la disponibilité pour les autres. Une séparation peut elle aussi occuper beaucoup d'espace pendant un certain temps.

Certaines périodes de l'année sont plus exigeantes pour certaines personnes : le temps des Fêtes peut concentrer attentes, organisation, tensions familiales ou solitude. Et certaines relations peuvent devenir particulièrement éprouvantes; l'article sur les signes d'une relation toxique propose des repères pour réfléchir à ce type de situation.

Dans ces périodes, préserver un ou deux repères accessibles peut être plus réaliste que chercher à maintenir l'ensemble de la liste.


Reconnaître quand demander du soutien


Il n'est pas nécessaire d'attendre un point de rupture pour parler de ce que vous vivez. Un regard extérieur peut être envisagé dès que vous en ressentez le besoin.

Vous pourriez notamment chercher du soutien lorsque :

  • Les mêmes difficultés reviennent et vous ne savez plus comment les aborder;

  • des changements dans votre sommeil, votre appétit ou votre énergie vous préoccupent;

  • vous vous éloignez de personnes ou d'activités qui comptent habituellement pour vous;

  • le travail, les tâches ou les responsabilités quotidiennes vous semblent de plus en plus difficiles à maintenir;

  • ce que vous vivez vous inquiète, ou inquiète une personne de votre entourage.

Ces observations ne constituent pas un diagnostic et ne permettent pas, à elles seules, d'identifier une cause. Elles peuvent simplement être une raison suffisante pour en parler.


POINT DE VIGILANCE


Si le poids devient difficile à porter, du soutien gratuit et confidentiel est accessible en tout temps.

Info-Social : composez le 811 (option 2), 24 heures sur 24, pour un soutien psychosocial ou une orientation vers la ressource appropriée.

Si vous pensez au suicide ou si vous vous inquiétez pour une personne de votre entourage : 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) par téléphone, 53 53 53 par texto, ou par clavardage sur suicide.ca. Le numéro 988 permet aussi de joindre ces services par téléphone ou par texto. En situation de danger immédiat, composez le 911.


Se faire accompagner fait aussi partie de l'entretien


Consulter n'est pas réservé aux situations de crise. Une démarche peut aussi servir à faire le point, traverser une période exigeante, mieux comprendre ce qui se répète ou réfléchir à des ajustements possibles.

Un accompagnement individuel peut offrir un espace pour déposer ce qui pèse, clarifier ce qui est confus et chercher des outils compatibles avec votre réalité. Selon ce que vous vivez, d'autres formes d'accompagnement peuvent également convenir; vous pouvez consulter l'ensemble des services offerts.


LE CADRE DE MON ACCOMPAGNEMENT


Comme thérapeute en relation d'aide, je ne pose pas de diagnostic et je n'offre pas de psychothérapie. Mon rôle est de vous accompagner par l'écoute et des outils concrets, ou de vous orienter vers une ressource plus appropriée si votre situation le nécessite.


Commencer petit, sans viser la perfection


Aucune de ces habitudes n'a besoin de devenir un projet de transformation personnelle. Si un repère vous semble accessible aujourd'hui, vous pouvez commencer par celui-là et observer simplement s'il vous convient.

Il n'est pas nécessaire de fixer un délai pour constater un « résultat ». Le sommeil, le mouvement, les relations ou les limites n'évoluent pas de la même façon selon les personnes et les circonstances.

Et si aucune des huit habitudes ne vous paraît accessible en ce moment, ce n'est pas une note à vous attribuer. Cela peut être une bonne raison de ne pas rester sans soutien avec ce que vous traversez.

Si vous souhaitez faire le point, vous pouvez prendre rendez-vous pour un appel exploratoire gratuit, sans engagement, à mon bureau de Saint-Jérôme ou en ligne partout au Québec.


 
 
 

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Sylvie St-Marseille

 

Thérapeute en relation d'aide

Un accompagnement humain, à Saint-Jérôme et en ligne.

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